Affaire des tweets de Mehdi Meklat

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Modèle:Suppression L'affaire des tweets de Mehdi Meklat est une polémique qui se développe à partir de fin février 2017 concernant des tweets injurieux et haineux envoyés par Mehdi Meklat sous pseudonyme entre 2011 et 2015, puis sous son propre nom.

Historique

En février 2017, Mehdi Meklat se retrouve au cœur d'une polémique sur les réseaux sociaux, puis dans la presse[1]Modèle:,[2]Modèle:,[3], quand d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes publiés entre 2011 et 2015[4] sont ressortis et amplement relayés[5] après son passage dans l’émission La Grande librairie, sur France 5, le 16 février 2017.

Le 18 novembre 2014, Mehdi Meklat tweete ainsi : Modèle:Citation à propos des journalistes de Charlie Hebdo. Le 24 février 2010, il tweete : Modèle:Citation

Le 18 février 2017, Mehdi Meklat se défend en précisant sur son compte Twitter que ces propos ont été publiés sous couvert d'un personnage fictif, « Marcelin Deschamps », qu'il présente comme un Modèle:Citation, à travers lequel Modèle:Citation Cependant, le compte tweeter signé du nom même de l'auteur compte aussi, comme sous son pseudo, nombre de messages haineux, racistes, d'appels à la violence.

François Busnel, qui a invité Meklat dans son émission La Grande Librairie, découvre peu après les tweets de celui-ci les qualifiant d'Modèle:Citation. Jugeant que ces tweets Modèle:Citation, il dit regretter de l'avoir invité[6]. Le Bondy Blog réagit également en prenant ses distances vis-à-vis de Meklat[1] tout comme Pierre Siankowski, directeur de la rédaction des Inrockuptibles, qui demande des excuses[7].

En février 2017, à la suite de l'affaire des tweets de Mehdi Meklat, des tweets publiés de 2011 à 2012 par Badroudine Saïd Abdallah créent à leur tour la polémique. Il s'agit notamment d'un tweet où l'on peut lire Modèle:Citation, Merah étant l'auteur des attentats de mars 2012, ou encore d'un autre, dans lequel il déclare Modèle:Citation

Réactions

Mehdi Meklat est soutenu par Pascale Clark selon laquelle à l'antenne celui-ci Modèle:Citation[8], puis par le journaliste Claude Askolovitch qui ne voit dans ces tweets que les Modèle:Citation[9]. Alexandre Comte, journaliste aux Inrockuptibles, considère, quant à lui, que Modèle:Citation

À Claude Askolovitch, ainsi qu'à ceux qui défendent Meklat, Martine Gozlan dans Marianne répond : Modèle:Citation L'historien Guylain Chevrier[10] estime également grave de vouloir Modèle:Citation[11].

Tout en relevant la qualité littéraire de ses livres, l'ancienne garde des sceaux Christiane Taubira réagit de manière sévère : Modèle:Citation

Xavier de La Porte, dans Les Matins de France Culture, s'efforce de comprendre ce Modèle:Citation : pour lui, Modèle:Citation

Sonia Devillers, sur France Inter, minimise l'affaire : Modèle:Citation

Pour le quotidien Libération, la polémique est utilisée par la « fachosphère » qui retourne Modèle:Citation Le site en ligne Mediapart dénonce également une Modèle:Citation C'est aussi l'explication de l'intéressé qui estime qu'il est Modèle:Citation[12]. Hugues Serraf est moins amène et trouve Modèle:Citation

L’hebdomadaire L'Obs invoque une affaire de Modèle:Citation littéraire : Modèle:Citation

Raphaël Enthoven, dans sa chronique sur Europe 1 du 22 février, considère que Modèle:Citation Natacha Polony, dans sa revue de presse sur Europe 1, ironise sur l'humour supposé des tweets de Mehdi Meklat : Modèle:Citation

Le journal Le Monde consacre son éditorial du 22 février à l'affaire Mehdi Meklat qui est, selon le quotidien, « révélatrice de deux sociétés qui ne se rencontrent pas » : « la société médiatique, artistique et politique, consciente des ratés de l’intégration des minorités issues de l’immigration, désireuse d’y dénicher des profils nouveaux, brillants, de « héros positifs », mais réticente à faire elle-même le lent et laborieux effort d’intégration accompli dans certains autres pays, et la société des quartiers, que ces difficultés d’intégration rendent de plus en plus rebelle et de plus en plus radicale dans l’expression de cette rébellion. »[13]

Pascale Clark, dans le journal de 13 heures de France inter, affirme que Modèle:Citation

Le politologue Laurent Bouvet s'étonne de Modèle:Citation De cette manière, ce système médiatique a participé à Modèle:Citation

Sur sa page Facebook, Sylvain Bourmeau, ancien directeur adjoint de la rédaction des Inrockuptibles puis de Libération et ancien journaliste à Médiapart, considère que Modèle:Citation Il affirme être Modèle:Citation

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a annoncé vouloir saisir immédiatement la justice[14]. Toutefois, il est probable que les faits soient prescrits[15]Modèle:,[16].

Dans une interview donnée à Télérama, le 21 février 2017, Mehdi Meklat reprend l'explication du personnage de fiction : Modèle:Citation Il se dit aussi Modèle:Citation Modèle:Citation Il présente également ses tweets comme Modèle:Citation À la question du choix de ses « cibles » (femmes, juifs, homosexuels), il répond que Modèle:Citation

Quelques jours après le déclenchement de la polémique, il affirme avoir décidé de quitter provisoirement la France[17].

Dans la presse étrangère, le Corriere della Sera[18] et The New York Times[19] se sont également fait l'écho de cette affaire. Le magazine de France 2, Stupéfiant ! consacre un reportage à cette affaire[20]. On y entend Mehdi Meklat réagir à cette affaire en reprenant les explications qu'il a données à Télérama.

Les médias en question

À mesure que le scandale enfle, l'affaire Mehdi Meklat devient aussi une affaire des médias. Les médias ayant encouragé et promu le blogueur sont embarrassés par la teneur des tweets[21].

Des messages entre des journalistes des Inrockuptibles, Pierre Siankowski, Alexandre Comte, et Marcelin Deschamps (Mehdi Meklat) sont révélés par des internautes, témoignant de la connaissance par ces journalistes des tweets de Mehdi Meklat depuis 2011.[22]Modèle:,[23] Un article paru sur le site des Inrockuptibles en 2012 mentionnant le profil Twitter de Meklat est également évoqué. "Ça peut aller trop loin, mais la plupart du temps, c'est drôle à mourir", écrit alors le journaliste Alexandre Comte[22].

La chanteuse Keren Ann publie sur son compte Twitter un article du 23 novembre 2012 du magazine "Elle" intitulé "Qui suivre sur Twitter ?" et recommandant le compte de Mehdi Meklat/Marcelin Deschamps. "Jamais on n'avait choqué avec autant de justesse" commente le magazine[24].

Des échanges remontant à 2012 entre Nassira El Moaddem, actuelle directrice du Bondy Blog, et Mehdi Meklat sont également relevés, tendant à prouver que la journaliste suivait le compte de Mehdi Meklat durant la période où celui-ci publiait les tweets incriminés[25]Modèle:,[26].

Philippe Val, dans une interview à Sud-Radio, vise les journalistes qui n'ont pas révélé la teneur des tweets de Mehdi Meklat plus tôt : "Que foutent les journalistes ? C'est leur boulot quand même ! [...] ça fait des années que ça dure, c'est ça qui est étrange." [27]

Sur sa page Facebook, Marie-France Etchegoin, auteur d'un article consacré à Mehdi Meklat publié en septembre 2016 dans le "Monde magazine", s'explique : "Dans cette enquête, cependant, je n’ai pas parlé de l’ensemble des tweets ignobles, notamment antisémites, révélés le 18 février dernier. Pourquoi ? Parce qu’au moment où je commençais mon enquête, Mehdi Meklat venait de supprimer "Marcelin Deschamps", le pseudo, largement éventé, sous lequel il tweetait jusque là. Un compte auquel je n’avais jamais été abonnée." [28]

Alors que leur parole est de plus en plus mise en doute, les médias qui l’ont employé et choisi parce qu'il était une Modèle:Citation, ont, selon Sonia Devillers, failli. Ils Modèle:Citation[29]. Alain Finkielkraut reproche ainsi au Monde de ne pas avoir réagi alors que le quotidien n'ignorait en rien la présence de tweets disant qu'il fallait lui Modèle:Citation, relevant qu'aucune association antiraciste ne s'est manifestée[30]. Selon l'essayiste, Mediapart, Les Inrocks, Libération et Télérama Modèle:Citation au point de ne pas dénoncer l'autre face du blogueur[30].

L'historien Emmanuel Debono juge que l’affaire Meklat est un Modèle:Citation des ambiguïtés et des sympathies qu’il soulève dans l’intelligentsia. Cette sympathie a pour conséquence que Modèle:Citation Alexandre Devecchio, ancien du Bondy Blog, estime que les tweets de Meklat Modèle:Citation Pour lui, Modèle:Citation

Gilles-William Goldnadel s'en prend également davantage aux médias (Les Inrocks, Libération, Pascale Clark à France Inter, le journal Elle) qu'à Mehdi Meklat, considérant que les médias lui ont fait croire Modèle:Citation Il dit trouver Modèle:Citation

Le Printemps républicain publie sur sa page Facebook un billet intitulé "Ce que nous dit l'affaire Mehdi Meklat" qui met en cause la responsabilité des médias qui ont "embauché, soutenu, promu, encensé" Mehdi Meklat. L'auteur du billet considère que soit ces médias ne savaient pas qui était Mehdi Meklat, et alors "leur crédibilité est profondément mise en cause", soit "ils le savaient mais ont fait comme si de rien n'était, ce qui pose des questions sur leurs intentions et sur la manière dont ils conçoivent leur rôle dans la restitution de ce qui est à l’oeuvre dans la société française. D'autant, circonstance aggravante, que l’on peut constater ici le gouffre béant du deux poids deux mesures de donneurs de leçon professionnels en matière d’antiracisme et de lutte contre les discriminations."[31]

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, pointe la "précipitation dans la miséricorde et le relativisme qui pose problème, notamment parmi ceux qui ont élevé Mehdi Meklat au pinacle médiatique durant des années [...] Si tous condamnent le racisme, l’antisémitisme et le terrible cortège de leur égérie, beaucoup se contorsionnent pour fournir des explications qui deviennent rapidement des excuses [...] Dans cet exercice, Mediapart a supplanté tous les autres dans le retournement consistant à transformer le coupable en victime..."[32]

Pascal Bruckner, dans une interview au Figaro, considère que "l'affaire du Bondy Blog est le Titanic de la gauche branchée". Il vise notamment M le Monde, Libération, Les Inrockuptibles, Télérama qui "ont encensé la formidable vitalité de ce kid des banlieues, si cocasse, si futé qui se proposait, par la voix de son «double maléfique» de tuer des Juifs..." Dans cette interview, il qualifie également le journal en ligne Médiapart de "site frérot salafiste"[33].

Quelques jours après cette interview, la Société des journalistes de Médiapart publie un billet intitulé "Mises au point de Mediapart à ses détracteurs".[34] Les journalistes répondent à diverses accusations portées contre le journal, notamment celle d'être un site "fréro salafiste" mais aussi celle d'avoir "couvé", "promu" et "soutenu" Mehdi Meklat.

Philippe Lançon, l'une des victimes survivantes de la fusillade de Charlie Hebdo, écrit dans sa chronique hebdomadaire : Modèle:Citation Et il conclut : Modèle:Citation

Le 1er mars, les sociétés des journalistes de Mediapart, BFM TV, TF1, France Inter, RMC, la société des journalistes et personnels de Libération, ainsi que les journalistes SUD de Presse-Océan et la rédaction d'Explicite affirment leur soutien à l'ancien journal de Mehdi Meklat, le Bondy Blog, qui selon eux "subit des attaques et des mises en cause dans plusieurs médias" depuis qu’a éclaté l’affaire des tweets. Le billet intitulé "En soutien au Bondy blog" est publié sur Médiapart[35] et sur le site de Libération[36].

Revenant sur l'affaire des tweets de Mehdi Meklat dans l'émission "Polonium" de Natacha Polony, le 1er mars, Alain Finkielkraut déclare : "Toute cette presse qui nous bassine avec le journalisme d’investigation (...) s’est abstenue d'aller y voir, elle avait son nom, elle avait ses tweets, tout était là, il a fallu une internaute obstinée [pour que les tweets soient révélés] (...) Les journalistes n'ont absolument pas voulu regarder car Mehdi et Badrou étaient à leurs yeux les porte-parole de cette diversité rayonnante."[37]

Dans Le Point du 2 mars, Bernard-Henri Lévy[38]Modèle:,[39] et Brice Couturier reviennent sur cette affaire. Brice Couturier l'analyse comme le résultat de l'aveuglement et de la complicité d'un gauchisme culturel qui avait "élevé [Mehdi Meklat] au rang de chantre semi-officiel de la «  culture de banlieue  »"[40]. Caroline Fourest, dans sa chronique à Marianne, critique, quant à elle, « une gauche indigéniste et branchée, traquant l'"islamophobie" partout, mais aveugle aux propos violemment sexistes, homophobes et racistes de ses protégés »[41].

En réaction aux commentaires de ses lecteurs, le 3 mars 2017 Télérama publie un texte justificatif sous son interview de Mehdi Meklat affirmant ne pas avoir eu connaissance des tweets incriminés : « Nous aurions pu passer des heures, voire des jours, à fouiller parmi ses dizaines de milliers de tweets déjà publiés, afin de vérifier qu’il ne s’y trouvait rien d’inacceptable. Mais pourquoi l’aurions-nous fait ? Tout, alors, dans sa production professionnelle (chroniques radio, documentaire, livre), témoignait au contraire d’un esprit d’ouverture qui nous a touchés. »[12]

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 D'anciens tweets injurieux d'un chroniqueur du Bondy Blog provoquent un tollé, lefigaro.fr, 20 février 2017
  2. « Mehdi Meklat, icône des banlieues ou antisémite haineux ? », lepoint.fr, 21 février 2017.
  3. Le chroniqueur Mehdi Meklat rattrapé par ses tweets haineux, lemonde.fr, 21 février 2017
  4. « Le double alibi de Mehdi Meklat » sur lemonde.fr du 24 février 2017.
  5. « Mehdi, le copain antisémite et anti-Français de Christiane Taubira », valeursactuelles.com, 19 février 2017.
  6. « Invité de La Grande Librairie, Mehdi Meklat rattrapé par des messages de haine », actualitte.com, 19 février 2017.
  7. L’édito de Pierre Siankowsi : « @mehdi_meklat », lesinrocks.com, 20 février 2017.
  8. Modèle:Lien web
  9. « Derrière le chouchou médiatique Mehdi, l'abominable Meklat sur Twitter », marianne.net, 20 février 2017.
  10. Ancien membre de la mission laïcité au Haut Conseil à l'intégration.
  11. « Antisémites, homophobies, anti-blancs : pourquoi le cas Mehdi Meklat n’est malheureusement pas un “dérapage” isolé », Guylain Chevrier, atlantico.fr, 21 février 2017.
  12. 12,0 et 12,1 « Mehdi Meklat : “Avec Marcelin Deschamps s’est joué quelque chose de l’ordre de l’autodestruction” », entretien de Mehdi Meklat avec Lucas Armati, telerama.fr, 21 février 2017.
  13. Modèle:Lien web
  14. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées liberation20170220
  15. Modèle:Lien web.
  16. Mehdi Meklat: des infractions malheureusement prescrites, Oudy Ch. Bloch, causeur.fr, 22 février 2017
  17. Jérôme Vermelin, « Mehdi Meklat quitte la France : "Je suis la cible de la fachosphère qui menace ma vie" », lci.fr, 22 février 2017.
  18. Modèle:Lien web
  19. Modèle:Lien web
  20. Modèle:Lien web
  21. L'embarras des médias après l'affaire Mehdi Meklat, Eugénie Bastié, lefigaro.fr, 23 février 2017
  22. 22,0 et 22,1 Modèle:Lien web
  23. Modèle:Lien web
  24. Modèle:Lien web
  25. Modèle:Lien web
  26. Modèle:Lien web
  27. Modèle:Lien web
  28. Modèle:Lien web
  29. L’affaire Mehdi Meklat : une affaire de média, franceinter.fr, 22 février 2017
  30. 30,0 et 30,1 « Alain Finkielkraut : l'affaire Meklat ou “la convergence des haines” », Alain Finkielkraut, lefigaro.fr, 24 février 2017.
  31. Modèle:Lien web
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Articles connexes

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