Pierre Rieucau

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Modèle:Suppression Modèle:Infobox Écrivain Pierre Rieucau, né le 2 août 1924 à Albi (Tarn) et mort le 15 mars 1987 à Albi, est un poète et philosophe français.

Biographie

Pierre Rieucau effectue ses études secondaires au lycée Lapérouse d’Albi, puis des études de philosophie à l’université de Toulouse. Licencié en philosophie en 1945, il projette de bifurquer vers la médecine. Tout en assurant à Castres sa fonction de professeur adjoint de premier ordre, il obtient le certificat d'études physiques, chimiques et biologiques (dit PCB). Il renonce néanmoins aux études de médecine, et poursuit ses fonctions d’enseignant. Nommé adjoint d'enseignement au lycée Charlemagne, à Paris, il revient au lycée Lapérouse d'Albi en 1953, comme professeur de philosophie, de français, de latin.

Travaux

Se refusant à une expression écrite systématique, la philosophie de Pierre Rieucau se manifeste avant tout dans une manière d’être et de vivre qui marque ceux qui le croisent ou qui sont ses élèves[1]. Cette manière de vivre se signale par une profonde originalité, faite de non-conformisme et de scepticisme, évoquant la figure du neveu de Rameau. L’attitude de Pierre Rieucau n'est pas de révolte mais de dérision, mettant sur le même plan Diogène, scepticismes antiques, pessimismes de Schopenhauer ou de Cioran, rationalismes de Spinoza ou de Kant, et prestations de clubs de football. Il s’agit moins de provocations que de mises à plat des intérêts, dont il paraît indifférent à ses yeux de choisir l'un plutôt que l'autre, du moment qu’on se livre avec ardeur et passion au choix épousé. Il en résulte paradoxalement une leçon de tolérance et d'humanisme[2].

Pierre Rieucau marque aussi par sa langue. Il s’exprime volontiers en alexandrins, dans lesquels il donne parfois des cours entiers de français et de philosophie.

S'il se refuse à écrire « une philosophie », il publie en revanche des poèmes, dans un recueil intitulé « Sans portée » en 1964, puis surtout dans la Revue du Tarn.

« Bien sûr on vit / Quand ça suffit / Alors on meurt / Sans un sanglot / Sans une fleur / Sur le tombeau / Ah ! Braves gens / Quel beau soleil ! / Dernier beau temps / Dernier sommeil / Bien mérité / L'éternité / On a vécu / En faut-il plus / On a vécu / Turlututu. [3]»

Par ailleurs, il dépose une centaine de textes de chansons à la SACEM, notamment pour le compositeur Jean-Yves Attard, l'un de ses anciens élèves, mais aussi pour Jean Barutaud, Henri Mazet, Jacques Laurel[4].

Il a également été un compositeur régulier de mots croisés pour le journal La Dépêche du Midi.

En 1981, il confie quelques textes en prose à l’un de ses anciens élèves, Emmanuel Fournier. Celui-ci en isole un certain nombre de « conclusions » qu’ils reformulent ensemble et qu’ils composent sous le pseudonyme commun Pierre Ajonc. Ces conclusions ont été publiées, après la mort de Pierre Rieucau, sous forme de deux ouvrages (Le Double et Double deux)[5].

Publications

Livres

  • Sans portée, Éditions Coopérative du Sud-Ouest, 1964
  • Le Double (Livre I, 1981, avec Emmanuel Fournier, sous le pseudonyme commun Pierre Ajonc), Éditions Contrat maint, 2008
  • Double deux (Livre II, 1981, avec Emmanuel Fournier, sous le pseudonyme commun Pierre Ajonc), Éditions Contrat maint, 2016
  • Lettre/Lettre (avec Emmanuel Fournier), Éditions Contrat maint, 2016

Poèmes et articles (sélection)

  • S'en vont par deux, Revue du Tarn, septembre 1964, 35 : 254
  • Tant de mots, Revue du Tarn, juin 1965, 38 : 130
  • En toute logique (nouvelle), Revue du Tarn, décembre 1967, 48 : 461
  • Dépêche-toi d'apprendre à lire, Revue du Tarn, décembre 1972, 68 : 430-433
  • Guide du Tarn, Revue du Tarn, mars 1974, 73 : 7-8
  • L’adverbe, Revue du Tarn, été 1975, 78 : 142-144
  • Les mille éducations ou la quadrature de la pédagogie, 1975, Revue du Tarn, été 1985, 117 : 83-86
  • Bien sûr on vit, Revue du Tarn, printemps 1987, 125 : 4

Disques

Notes et références

Liens externes

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